le Centre CAP c'est
avant tout une vision.

Dites-moi ce qui vous a attirée vers le domaine de la douleur chronique et de l'incapacité persistante ?

Christina Anston: Je me suis toujours refusée d'accepter la souffrance des gens sans lutter pour trouver une solution, je suis une bagarreuse, c'est dans ma nature... C'est même devenu mon défi personnel. Quand les gens se retrouvent en perte de capacité, ils sont privés de leur liberté habituelle et ils souffrent doublement: parce qu’en plus de cette difficulté, ils souffrent d'un sentiment d'impuissance et d'isolement face à leurs proches et face à la société. C'est l'image de soi qui est en jeu.

Quelle est votre philosophie face au problème de l'incapacité ?

C.A.: Je crois que les techniques que nous utilisons et que nous améliorons sans cesse, sont tellement plus efficaces quand on traite plutôt LA PERSONNE elle-même. Nous avons remarqué que, plus le cas est grave, plus c'est vers la personne qu'il faut se tourner pour obtenir des résultats. C'est elle-même qui porte la solution, il faut la comprendre, il faut l'assister et l'aider à reconquérir sa liberté...

Ici au Centre CAP, quelle est l'approche de traitements que vous proposez ?

C.A.: Trop souvent, en clinique, les gens sont traités comme des numéros. Ils sont désindividualisés par le système... En plus, il y a un manque de place, les gens attendent leur tour, ils se sentent délaissés ! C'est angoissant et ça peut même aggraver leur situation. Chez nous, dès la fondation du Centre de la Douleur CAP, nous avons décidé de prendre les dossiers un par un, cas par cas. En fait, nous personnalisons les traitements. Ici, il n'est pas question d’étiquetter le client et de le mettre dans un moule. C'est une personne que nous traitons, et non pas un dossier ! Ça demande plus de temps et plus d'engagement de la part de chacun de nous, mais çà, c'est la position que nous prenons, c'est notre mission !

Qu'est-ce que cela signifie pour le client ?

C.A.: C'est simple, le client est sécurisé... Premièrement on lui explique la démarche, le but de chaque exercice, on est patient, on s'assure de ne pas brûler les étapes.
Avec le temps, chaque jour, de plus en plus, le client prend son traitement en main. Finalement, la personne devient autonome parce qu'elle a compris son corps, parce qu'elle commence à apprivoiser sa réalité, elle voit que le traitement l'aide...
Elle retrouve sa liberté
!

Christina Anston est engagée
dans la lutte contre l’ incapacité
persistante depuis 20 ans.
Bandeau rose

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